Augmentation du commerce ill├ęgal d'ivoire
Monday, November 9, 2009 at 16:36
TRAFFIC in conscience de conservation, ivoire

Une série de saisies récentes d'ivoire à grande échelle, laisse penser à une recrudescente de groupe organisés dans le commerce illicite d'ivoire, reliant les pays source, africains aux marchés asiatiques, destination finale Cliquez sur la photo pour l'agrandir Joyce Wu / TRAFFIC   Cambridge, UK, 10 Novembre 2009—les échanges illicites de l'ivoire, qui avait augmenté en volume depuis 2004, augmentés brusquement cette année 2009, selon la dernière analyse des données de saisie sur le système d'information du commerce d'éléphant (ETIS).

ETIS, un des deux systèmes, de contrôle des éléphants sous CITES (la convention sur le commerce international dans les espèces sauvages en voie de disparition) mais contrôlé et mis en œuvre par TRAFFIC, détient la plus grande base de données du monde sur les saisies de produits d'éléphant.

Cette analyse a été entreprise en préparation à la 15ème réunion de la conférence des parties (CoP15) de la CITES, et a été basée sur 14.364 enregistrements de saisie de produit d'éléphant, dans 85 pays ou territoires depuis 1989. Environ 2.000 enregistrements de plus que l'analyse précédente, menée en 2007.

Cette montée subite et remarquable en 2009 reflète une série d'événements grande échelle, qui témoignent une plus grande participation des syndicats de crime organisés dans le commerce d'ivoire, entre les pays africains source, et les marchés asiatiques, destination finale. Les données d'ETIS indiquent que de tels syndicats sont devenus plus forts et plus actifs pendant la dernière décennie.

Il continue d'exister une corrélation forte et significative entre les marchés domestiques d'ivoire à grande échelle en Asie et en l'Afrique et la faiblesse de l'application des lois induisant le fait que les courants commerciaux d'ivoire illicite suivent un itinéraire classique sur lequel, les contrôles de police sont faibles et où le marché n'est que très peu structuré.

La dernière analyse d'ETIS indique une augmentation forte des échanges illicites d'ivoire en 2009 après une stabilisation de cet augmentation depuis 2004 d'après les graphiques © TRAFFIC Cliquez pour agrandir En effet, l'augmentation des échanges illicites d'ivoire indique que, la mise en œuvre de la CITES comme  « plan d'action pour le contrôle des échanges d'ivoire d'éléphant africain, » est le canal principal par lequel la convention entend clôturer un tel marché intérieur non réglementé en Afrique et en Asie,  a échoué et n'a pu induire un quelconque changement au cours des cinq dernières années.

L'analyse d'ETIS identifie le Nigéria, la république Démocratique du Congo et la Thaïlande comme les trois pays le plus fortement impliqués dans le commerce illicite d'ivoire. Le commerce illégal impliquant chacune de ces nations a été à plusieurs reprises considéré avec une attention particulière depuis la première évaluation en 2002. Toutefois, on continue d'observer des points névralgiques critiques comme sources dans le commerce de l'ivoire.

Neuf autres pays et territoires-dont le Cameroun, le Gabon, la Mozambique pour l'Afrique et Hong Kong SAR, la Malaisie, les Philippines, Singapour, Taiwan et le Vietnam en Asie-ont été également identifiés en tant goulots d'étranglement dans le commerce illicite d'ivoire.

La Chine, et le Japon qui étaient des destinations approuvée et légale par la CITES,-ont été interdit du commerce de l'ivoire en 2008,  face à une persistance du commerce illégal des ressortissants chinois basés en Afrique. A l'évidence, la chine continue de participer de façon soutenue dans les pratiques d'approvisionnement illicite en ivoire, un problème qui doit être abordé par une initiative forte et agressive à l'attention de la conscience des  communautés chinoises vivant à l'étranger.

Les résultats sont moins clairs en ce qui concerne les impacts de vente d'ivoire, approuvées par la CITES en 1999 et 2008.

Après cette première vente, réalisée en juin 1999, il y a eu un déclin progressif dans les échanges illicites d'ivoire pendant cinq années, sans qu'on ne puisse déterminer si cette vente ait été perçue comme conséquence globale du commerce illicite d'ivoire.

Après que la deuxième vente d'ivoire approuvée par la CITES vers la fin de 2008, les résultats sont également peu clairs, sur son incidence comme stimulateur de la demande en augmentation ou si cela a simplement coïncidé avec une augmentation de l'approvisionnement qui était déjà en cours durant les quatre dernières années. La collecte de plus de données sur une période prolongée de temps permettra davantage de lumière sur cette question essentielle.

Le rapport intégral de ETIS peut être téléchargé sur le site Web de la CITES comme document E15-44.01A (PDF, 300 KB)

Article originally appeared on TRAFFIC (http://www.traffic.org/).
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