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Thursday
Jul162015

Une nouvelle étude met en lumière le commerce d'os de lions en Afrique du Sud

Afrique du Sud, 16 Juillet 2015 – Une nouvelle étude a démontré qu'il existe peu de preuves que le commerce des os de lions en Afrique du Sud ait actuellement un impact négatif sur la population locale de lions sauvages. Elle signale cependant que la situation doit être surveillée de plus près et qu'elle est encore trop mal connue dans le reste du continent africain.

Ces conclusions, faites par des chercheurs de l'Unité de Recherche de l'Université d'Oxford sur la Conservation des Espèces Sauvages (WildCru), de TRAFFIC et de l'Université de Witwatersrand, ont été publiées aujourd'hui dans Les os de la discorde : évaluation du commerce sud-africain d'os et autres parties du corps des lions africains[1] (PDF, 5 MB).

Les lions figurent à l'Annexe II de la CITES (convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction), ce qui signifie que le commerce international de lions vivants ou de parties de leur corps peut uniquement avoir lieu sous un système d'octroi de permis, système soumis à un contrôle strict. Avant 2008, le seul permis d'exportation émis par la CITES a été enregistré en Afrique du Sud concernait l'exportation de trois squelettes de lion vers le Danemark, en 2001.

Cependant, l'exportation d'os de lions depuis l’Afrique du Sud a considérablement augmenté ces dernières années. De 2008 à 2011, le nombre officiel de squelettes ayant été légalement exportés sous permission de la CITES était de 1 160 (environ 10,8 tonnes d'os), dont 573 pour la seule année 2011, dont 91% étaient destinés au Laos. Le Nord-Ouest, l'État-Libre et le Cap oriental, trois provinces d'Afrique du Sud qui abritent des lions élevés en captivité, étaient les seules provinces à accorder des permis d'exportation. Pour autant, l'illégalité persiste dans le commerce d'os de lions en Afrique du Sud. En effet, en 2009, une personne de nationalité vietnamienne a été arrêtée puis extradée pour possession de morceaux de lion sans permis, tandis que, en juin 2011, deux Thaïlandais ont été arrêtés après avoir été trouvés en possession de 59 os de lions.

« L'industrie des trophées de chasse est la principale source de carcasses de lions : elles apparaissant une fois que le chasseur a pris la peau et le crâne », déclarent les auteurs du rapport. Le nombre de lions d'élevage en Afrique du Sud a presque doublé entre 2005 et 2013, sachant qu'environ 6 188 animaux (soit 68% du nombre total de lions en Afrique du Sud) sont en captivité, la plupart destinés à l'industrie lucrative de la chasse aux trophées qui génère à elle seule environ 10,9 millions de dollars US par an. Cependant, le rapport constate que : « il n'y a pas d'incitations économiques à élever des lions uniquement pour leurs os, surtout étant donné le rapport entre le coût de l'élevage des lions et le prix actuellement déboursé pour leur squelette. »

Néanmoins, on estime que la valeur générée par les os en tant que produit dérivé de l'industrie de la chasse aux trophées a motivé les éleveurs à déterrer des carcasses issues de la chasse ou de la mortalité au sein des élevages, carcasses jusque-là considérées comme sans intérêt. Et, tandis que jusqu’alors les lionnes n’avaient pas ou peu de valeur en tant que trophées de chasse, l’émergence d’un marché pour les os de lion a généré de la valeur qui jusqu’ici n’était pas prise en compte. Les auteurs recommandent donc de surveiller de plus près les sites d'élevage de lions afin de restreindre les opportunités d'abus du système à des fins lucratives.

Les auteurs supposent que les exportations d'os vers l'Asie peuvent être connectées au fait que les os de lion seraient utilisés comme substituts aux os de tigres dans les toniques. En 2005, TRAFFIC a trouvé une preuve que des os de lions africains avaient été utilisés comme ingrédient dans un « vin fortifiant à base d’os de tigres » produit à Guilin en Chine. Ce vin est distribué dans des bouteilles en forme de tigre, mais contient des os de lions répertoriés comme ingrédient homologué.

Les auteurs notent également la difficulté à distinguer les os de lions des os de tigres. Avec plus de 280 tigres en captivité en Afrique du Sud, ils recommandent un contrôle ADN ponctuel des envois afin de vérifier leur origine. Ils fournissent également dans leur rapport quelques conseils sur la façon de distinguer les deux espèces, en fonction des caractéristiques de leurs squelettes respectifs.

Le rapport note enfin de grands écarts dans les informations disponibles sur les lions d'Afrique du Sud : entre 2004 et 2010, 2 950 lions ont été enregistrés comme ayant été chassés là-bas. Cependant, les permis d'exportation délivrés par la CITES indiquent 4 088 trophées pour la même période, soit une différence de plus de 1 100 trophées.

Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer ces écarts, dont le fait que des spécimens aient été décrits à tort comme des trophées et que des animaux qui n'aient pas été chassés la même année que celle où les permis avaient été attribués. Les auteurs recommandent un certain nombre d'améliorations relatives aux systèmes d'enregistrement, dont le développement d'un système national intégré pour la délivrance des permis, système qui pourrait être vérifié par tous les représentants de la Loi et officiers de Douane. De même, ils recommandent de manière générale et pragmatique le renforcement des mesures en place pour empêcher la survenue d'opportunités d'activités illégales, et ce dans la chaîne logistique toute entière, de l'élevage des lions à l'exportation des squelettes.

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