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Monday
Jun172013

Le braconnage s'intensifie, les éléphants et autres espèces animales phares en Afrique Centrale sont en train de disparaitre

éléphants © Martin Harvey / WWF-CanoPoint de vue des experts Germain Ngandjui, TRAFFIC et Bas Huijbregts, WWF

Yaoundé, Cameroun, 17 juin 2013—En effet, la population d'éléphants de l'Afrique centrale a sans doute été réduite de 50% entre 1995 et 2007 du fait du braconnage et du commerce illégal d'espèces sauvages [1]. La rapidité de ce massacre ne fait qu'augmenter : 2011 a été l'année de tous les records en matière de saisies d'ivoires à grande échelle et de braconnage d'éléphants depuis les années 80.[2]

Cette activité illégale, et les profits qui y sont associés,[3] sont plus qu'un problème environnemental. Non adressée, la criminalité faunique nourrit la criminalité internationale et sape les perspectives économiques et sociales des pays de l'Afrique Centrale. L'exemple de la décision de trois pays membres de la COMIFAC, à savoir le Cameroun, le Tchad et le Gabon d'engager leurs forces armées pour lutter contre le braconnage dans les parcs nationaux et pour renforcer le contrôle de leur frontière, est une illustration des enjeux majeurs de la lutte contre la criminalité faunique, pour faire face aux impacts sécuritaire, économique et financier de celle-ci au niveau national et sous-régional.

La cause première de cette crise de braconnage est la demande galopante d'ivoire, une conséquence de revenus croissants en Asie de l'Est et du Sud-est, couplé à des attitudes culturelles qui prisent l'ivoire. Toute stratégie anti-braconnage et contre le commerce illégal d'espèces sauvages doit donc inclure un volet complémentaire et conséquent de réduction de demande. C'est ainsi que 500 000 signatures ont été recueillies pour demander au Premier ministre thaïlandais Yingluck Shinawatra d'interdire tout commerce d'ivoire en Thaïlande.

Ainsi le réseau de surveillance du commerce de la faune et de la flore sauvages (TRAFFIC) et le Fonds Mondial pour la Nature (WWF) conseillent vivement aux pays membres de la COMIFAC d'engager un dialogue avec les pays demandeurs d'ivoires, pour qu'ils prennent conscience des conséquences environnementale, économique et humaine de leur consom- mation de biens issues de la criminalité faunique dans les pays de l'Afrique Centrale.

Plus proche de nous, arrêter l'épidémie de braconnage en Afrique Centrale nécessite des actions aux niveaux national et international.

Premièrement, les gouvernements des pays de l'espace COMIFAC doivent s'engager à renforcer les investigations en matière de criminalité faunique afin que toute personne impliquée dans le braconnage et/ou le commerce illégal d'espèces sauvages soit arrêtée, fasse l'objet de poursuite judiciaire, et soit punie sévèrement dans le cadre des lois existantes. Deuxième- ment, les Etats doivent effectuer des contrôles plus stricts, notamment aux ports et aéroports.

Par ailleurs, il est primordial que les gouvernements mettent en place des Cellules de Coordination Nationale (CCN) en vue de combattre le trafic des espèces sauvages. Ces CCN doivent assurer la coopération et la collaboration entre les différents services chargés de l'application de la loi, à savoir les services en charge de la faune, la police, la justice, la douane, la défense, l'intérieur, ainsi que leurs partenaires techniques tel INTERPOL, l'Organisation Mondiale de la Douane et les partenaires de la conservation, afin de traquer les syndicats criminels internationaux impliqués dans ce commerce illégal.

Finalement, les pays de la sous-région doivent mettre en œuvre le Plan d'action sous-régional des Pays de l'Espace COMIFAC pour le renforcement de l'Application des Législa- tions nationales sur la Faune sauvage (PAPECALF). Ce plan prévoit la mise en place d'un mécanisme de coordination régionale, dans le but de catalyser les actions des gouvernments membres dans la lutte contre le braconnage et le commerce illégal lié au sein du Bassin du Congo.

Nous, TRAFFIC et WWF, sommes convaincus que le cadre institutionnel et la volonté politique pour mettre un terme au braconnage dans cette région du monde existent déjà. Cependant, le plus important reste la mise en oeuvre effective du plan d'Action.

Nous souhaitons beaucoup de succès à la COMIFAC dans la lutte contre la criminalité faunique en 2013. TRAFFIC et WWF sont prêts à soutenir cette institution pour sauver les éléphants de l'Afrique Centrale.

Germain Ngandjui, Chargé du Programme TRAFFIC Afrique Centrale et Bas Huijbregts Chef de la campagne contre le commerce illegal des espèces sauvages pour l'Afrique Centrale WWF CARPO

Rejoignez le WWF et TRAFFIC dans la lutte contre la criminalité faunique sur www.facebook.com/WWFCentralAfrica !

[1] Rapport sur l'empreinte écologique de l'Afrique, WWF- Banque Africaine de Dévelppement. Voir afdb.org.

[2] Stephanie Pendry - Enforcement Programme Leader, TRAFFIC International. Voir Traffic Bulletin Vol.24 N°2 page 1

[3] Le commerce illégal d'espèces sauvages - évalué entre 8 et 10 milliards de dollars par an - se classe au cinquième rang des activités illégales transnationales les plus lucratives du monde. Voir www.traffic.org/trade.

Cette version web est tiré d'un article original paru dans le numéro 11 du bulletin « COMIFAC News», le Bulletin d’information de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale

« Le braconnage des éléphants d’Afrique centrale préoccupe Nicolas Hulot | Main | Appel a S.E. Paul Biya de sauver les éléphants du Cameroun »