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Tuesday
Dec042012

Le braconnage et le commerce illégal d’espèces sauvages menacent les éléphants de l’Afrique Centrale

Hanson Njiforti, Directeur de Conservation au WWF CamerounYaoundé, Cameroun, 4 décembre 2012—Discours prononcé par Hanson Njiforti, Directeur de Conservation au WWF Cameroun, à l’ambassade des Etats-Unis à Yaoundé.

Les éléphants de l’Afrique Centrale sont en train de mourir.

Et les profits gigantesques issus de ce braconnage, qui atteignent des niveaux record, nourrissent la criminalité internationale et sapent les perspectives économiques et sociales des pays de l’Afrique Centrale.

La racine de cette crise ? Une demande insatiable pour l’ivoire, principalement en Chine.

WWF voudrait remercier l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun pour avoir pris l’initiative d’organiser cette conférence de presse, pour mettre en avant le problème du braconnage et du commerce illégal d’espèces sauvages en Afrique Central en général et au Cameroun en particulier.

Quelques données

Le massacre des éléphants pour l’ivoire a une longue histoire. Entre 1970 et 1989 la moitié des éléphants de l’Afrique – soit environ 700,000 individus – ont été tués, surtout pour leur ivoire.

Plus récemment, on estime que le braconnage et le commerce illégal d’espèces sauvages a réduit la population restante d’éléphants en Afrique Centrale entre 1995 et 2007. Et la rapidité de ce massacre ne fait qu’augmenter.

En effet, une moyenne de trois éléphants sont tués chaque jour aux  alentours de la réserve de Biosphère du Dja et du Parc National Nki au Cameroun. En début 2012, des braconniers en provenance du Soudan ont voyagé plus de 1,000 kilomètres à travers la République Centrafricaine pour massacrer un peu plus de 300 éléphants dans le Parc National Bouba Ndjida au nord du Cameroun – exterminant d’un coup environ 80% des éléphants de la région. Deux grands groupes de ces mêmes braconniers lourdement armées sont de nouveau en chemin vers le Cameroun, et se trouvent actuellement en Centrafrique.

La demande et le statut international de l’ivoire

La raison principale de cette crise de braconnage est  la demande galopante d’ivoire, une conséquence de revenus croissants en Asie de l’Est et du Sud-Est, couplé à des attitudes culturelles qui prisent l’ivoire.

Ainsi, l’ivoire qui coutait environ 5,000 CFA par kilogramme il y a vingt ans en zone rurale au Cameroun rapporterait aujourd’hui jusqu’à 150,000 CFA. Avec un poids moyen de  6.8 kilogrammes d’ivoire par éléphant, un éléphant tué peut représenter plus d’un an de revenu pour beaucoup de personnes de la région.

Pour un braconnier, un éléphant vaut plus mort que vivant.

Même si le commerce international de l’ivoire est actuellement interdit  selon le droit international réglementé par la Convention Internationale de la Commerce de Flore et de la faune (CITES), certains pays comme la Thaïlande autorisent le commerce d’ivoire domestique. Ce pays est donc la capitale mondiale de la vente de détail de l’ivoire, avec le plus grand marché non-règlementé de l’Asie. En conséquence, de grandes quantités d’ivoire, surtout d’origine africaine, s’écoulent dans ce pays.

La Chine est le plus grand consommateur d’ivoire au monde. Ce pays a un  système réglementaire relativement bien développé concernant le trafic d’ivoire, mais les autorités sont dépassées par les quantités très importantes qui sont importées illégalement en provenance de l’Afrique pour nourrir la demande criante de sa population de plus en plus demandeuse des produits de luxe fabriqués à base d’ivoire.

Le commerce de l’ivoire est illégal partout en Afrique Centrale. Hélas, l’application de la loi est faible, la hauteur des peines trop basse pour faire peur au braconnier, et dans plusieurs pays dans la sous-région on peut même encore trouver de l’ivoire en vente dans des marchés et les aéroports.

La criminalité en profite

La croissance de la quantité et de la taille des saisies d’voire – en Asie et en Afrique, est un indice de l’implication de la criminalité organisée dans le commerce illégal des espèces sauvages. Cette activité transnationale, effectué par des réseaux de criminelles très organisés, déstabilise les sociétés et menace la réputation des pays africains comme bonne destination pour faire des affaires.

La professionnalisation du braconnage et du commerce illégal d’espèces sauvages est aussi reflété par le type d’armes utilisées. Dans le Sud-Est du Cameroun, l’arme de plus en plus utilisée pour tuer les éléphants est devenue l’AK47. Une enquête d’un incident de braconnage dans le parc national Garamba en République du Congo en Mars 2012 a montré qu’au moins 22 éléphants massacrés ont été tués avec un seul tir en haut de la tête – une indication d’un tireur d’élite opérant d’un hélicoptère.

Non adressé, le crime faunique sape aussi les efforts des gouvernements contre d’autres commerces illégaux, telle que le commerce d’armes ou de drogues, et facilite la croissance de la criminalité organisée.

Le 8 Novembre, la Secrétaire d'Etat des Etats-Unis, Hillary Clinton, a organisé un événement à Washington avec des diplomates étrangers, des leaders de la société civile et des experts pour attirer l'attention sur les dangers liés au trafic illégal des espèces sauvages. Elle a noté que « le trafic de la faune est devenu plus organisé, plus lucratif, plus important et plus dangereux que jamais ».  
Stop au braconnage!

Arrêter l’épidémie de braconnage en Afrique Centrale nécessitera des actions aux niveau national  et international.

En premier lieux, les gouvernements de l’Afrique Centrale devront reonnaître que le braconnage et le commerce illégal d’espèces sauvages est beacoup plus qu’un seul problème environnemental ou de la conservation, mais une activité avec des conséquences négatives et sérieuses sur les perspectives économiques et sociales des pays de la région.

Ceci nécessitera un engagmenent de la part des gouvernements des pays de l’Afrique centrale que ceux qui sont impliqués dans le braconnage et le commerce illégal d’espèces sauvages soient arretés et punis par des peines sévères.

De plus, des contrôles plus stricts devront être imposés dans la région, surtout dans des aéroports et des ports, permettant de démanteler ces réseaux de traffiquant.

Finallement, les autorités camerounaises doivent réagir très dûr par rapport aux agents de l’Etat qui facilite ce commerce honteux, et doivent mieux coordonner les actions des differents services en charge de l’application de la Loi au niveau national et sous-régoinal.

Mais, plus que tout, la manière la plus effectives de terminer avec la tuerie des éléphants et du commerce d’ivoire est d’arreter  la demande. Le public et les citoyens des pays de l’Afrique Centrale doivent envoyer un message clair aux pays consommateurs que les conséquences de leur demande insatiable pour l’ivoire se trouve dans le sang des éléphants et des populations d’Afrique Centrale.

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English summary: Statements attributed to Dr Hanson Njiforti Conservation Director of WWF Cameroon at the United States Embassy on December 2012

« TRAFFIC Afrique Centrale appui le renforcement des capacités des Elèves Gardiens de la paix et Inspecteurs de Police du Centre d’Instruction et d’Application de la police de Mutenguene (CIAP), Cameroun | Main | Le Cameroun envoie l’armée pour défendre les frontières des braconniers soudanais »