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Contexte

Le commerce d'espèces sauvages : Qu'est-ce que c'est ?


Produits illégaux provenant d'espèces sauvages utilisés dans la médecine chinoise, confisqués par la douane à l'aéroport d'Heathrow, R-U. © WWF-Canon/Edward PARKERLe commerce d'espèces sauvages représente toute vente ou échange d'animaux et de plantes sauvages. Cela peut comprendre les animaux et plantes vivants ou un panel divers de produits nécessaires ou prisés par l'Homme - cela inclut les peaux, ingrédients médicinaux, babioles de touristes, bois, poisson et autres produits alimentaires. La majorité du commerce d'espèces sauvages est entrepris à l'intérieur des frontières nationales, mais les espèces sauvages restent grandement impliquées dans le commerce international.

Pourquoi
Il existe de nombreuses raisons expliquant le commerce d'espèces sauvages, comme:
•    la nourriture- les fruits, champignons, feuilles et tubercules sont des ressources particulièrement importantes dans la vie de nombreux foyers dans les zones rurales. Les animaux sauvages (comme le poisson) contribuent à au moins 20 % des protéines animales dans les régimes alimentaires des populations rurales de plus de 60 pays. Une étude de TRAFFIC a démontré que la dépendance à la viande d'animaux sauvages augmente en Afrique du Sud et de l'Est, en réponse à la croissance des populations et à la hausse de la pauvreté.
•    combustible- les arbres et les plantes sont une source importante de combustible pour se nourrir et se chauffer, surtout dans les zones rurales
•    fourrage- le fourrage est fait avec des produits non-boisés de grande valeur dans les régions arides d'Asie et d'Afrique
•    matériaux de construction- le bois est utilisé pour les meubles et la construction d'habitations ; les ingrédients provenant du bois, comme la gomme et la résine, pour les processus de fabrication
•    habits et décorations- cuir, fourrures, plumes, etc.
•    sport- de la fauconnerie aux trophées de chasse
•    médecine- tout ce qui comprend l'herboristerie, la médecine traditionnelle et les ingrédients pour l'industrie pharmaceutique. On rapporte qu'environ 80 % de la population mondiale dépend de la médecine traditionnelle pour des soins de santé primaires
•    religion- plusieurs animaux et plantes ou produits dérivés sont utilisés à des fins religieuses);
•    collections- plusieurs spécimens d'espèces sauvages et babioles sont collectionnés par les musées et les collectionneurs privés

Le facteur de motivation primaire pour les commerçants d'espèces sauvages est économique, de la génération de petits profits à l'échelle locale aux plus grandes entreprises à but lucratif, telles que les pêcheries marines et les entreprises d'exploitation forestière.

Entre les collectionneurs d'espèces sauvages et les consommateurs, un nombre incalculable d'intermédiaires peut être impliqué dans le commerce d'espèces sauvages, comme les spécialistes en entreposage, manutention, transport, fabrication, production industrielle, marketing, et export ainsi que les commerces de vente.

En réalité, nous sommes tous impliqués dans le commerce d'espèces sauvages d'une manière ou d'une autre, même en tant que simples consommateurs, au bout de la chaîne, de produits d'espèces sauvages.

Échelle
Le commerce d'espèces sauvages implique des centaines de millions de plantes et d'animaux provenant de plusieurs milliers d'espèces différentes.

L'acajou à feuilles larges (Swietenia macrophylla) est marqué pour abattage par les entreprises d'exploitation forestière. © WWF-Canon/James FRANKHAM Le bois et les produits de la mer sont les catégories les plus importantes impliquées dans le commerce d'espèces sauvages international, en termes à la fois de volume et de valeur. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO en anglais), plus de 100 milliards de dollars de poisson a été échangé et près de 200 milliards de dollars de bois, rien qu'en 2009. Pour mettre cela en perspective, la même année, la valeur mondiale du commerce du thé, du café et des épices était en tout de 24,3 milliards de dollars.

Rien qu'en médecine, on estime que 70 000 espèces de plantes ont été utilisées.  De plus, environ 25 % des médicaments de pharmacie « moderne » ont été développés à partir des propriétés médicinales d'espèces sauvages. On sait peu sur le statut de plusieurs de ces espèces sauvages, bien que celles qui ont été évaluées sont dans une situation inquiétante.

Le problème du commerce international d'espèces en conservation est géré par le CITES. De 2005 à 2009, le CITES à enregistré une moyenne annuelle de plus de 317 000 oiseaux vivants, un peu plus de 2 millions de reptiles vivants, 2,5 millions de peaux de crocodiles, 1,5 millions de peaux de lézards, 2,1 millions de peaux de serpents, 1,1 million de morceaux de corail et près de 20 000 trophées de chasse.

Tout ce commerce n'est pas légal, bien sûr : entre 2005 et 2009, les autorités de l'UE ont effectués plus de 12 000 saisies de produits illégaux d'espèces sauvages à l'intérieur de l'UE.

Valeur
Au début des années 1990, TRAFFIC estimait la valeur de l'importation légale de produits liés aux espèces sauvages dans le monde à environ 160 milliards de dollars US. En 2009, la valeur de l'importation mondiale était estimée à 323 milliards de dollars US.

TRAFFIC estimait la valeur de l'importation légale de produits liés aux espèces sauvages au sein de l'UE à 93 milliards d'euros en 2005, s'élevant à 100 milliards d'euros en 2009.

De par sa nature même, il est impossible d'obtenir des données chiffrées fiables concernant la valeur du commerce illégal d'espèces sauvages, bien qu'elle se situe certainement à plusieurs millions de dollars US. La valeur de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (IUU) se situe à elle seule entre 10 et 23 milliards de dollars US par an (MRAG & FERR, 2008), tandis que la valeur du commerce illégal de bois dans le monde est estimée à 7 milliards de dollars US par an et celle du commerce illégal d'espèces sauvages, excluant bois et pêche, à 7,8-10 milliards de dollars US par an (GFI, 2011).

Problèmes
Tortue de Floride d'Amérique relâchée dans le Parc national Danube, Autriche. © WWF-Canon/Anton VORAUERLa croissance démographique a fait croître la demande en espèces sauvages. Les populations de pays développés se sont habituées à un niveau de vie qui augmente la demande en espèces sauvages. Celles-ci s'attendent à avoir accès à une variété de produits de la mer, de produits en cuir, de bois, d'ingrédients médicinaux, de textiles, etc. L'extrême pauvreté de certains pousse à voir les espèces sauvages comme un moyen de répondre aux besoins à court terme et à vendre ces espèces à n'importe quel prix.

La surexploitation des espèces sauvages est une préoccupation majeure :
•    Les espèces sauvages sont d'une importance vitale pour une large proportion de la population mondiale. De nombreuses personnes dépendent directement des espèces sauvages pour gagner leur vie. Le commerce irresponsable d'espèces sauvages est en train de menacer cette ressource et les plus touchés sont généralement les plus pauvres, de nations en voie de développement.
•    le commerce illégal d'espèces sauvages cause des problèmes supplémentaires. Souvent, les espèces vendues sont déjà fortement menacées et en voie d'extinction ; les conditions de transport des espèces sauvages sont déplorables, les exploitants sont sans scrupules et ne se soucient guère des dommages qu'ils peuvent causer à l'environnement (par exemple, en utilisant cyanure pour tuer les poissons ou en abattant des arbres dans des zones protégées). Le commerce illégal sape les efforts des pays pour gérer durablement leurs ressources naturelles et entraîne des pertes économiques massives en revenus perdus. Le commerce illégal d'espèces sauvages est souvent décrit comme le troisième commerce illégal le plus rentable, après celui des drogues et des armes.
•    introduction d'espèces envahissantes qui dominent ou concurrencent les espèces indigènes. Les espèces envahissantes sont une des causes majeures des extinctions récentes. Les négociants en espèces sauvages ont délibérément introduit quantité d'espèces envahissantes comme le vison d'Amérique, la tortue de Floride et plusieurs espèces végétales.

Points chauds
Il existe certains territoires où le commerce d'espèces sauvages est particulièrement menaçant. On les appelle les "points chauds du commerce des espèces sauvages". Ces territoires comprennent les frontières internationales chinoises, les pôles de commerce d'Afrique orientale et méridionale et d'Asie du Sud-Est, les frontières orientales de l'Union Européenne, certains marchés au Mexique, les parties des Caraïbes, de l'Indonésie et de Nouvelle-Guinée et les Îles Salomon.

Réponse
TRAFFIC vise les solutions les mieux adaptées aux problèmes engendrés par le commerce illégal et non durable d'espèces sauvages. Notre objectif est d'encourager une gestion durable des ressources naturelles en fournissant aux décideurs, négociants et autre personnes impliquées dans le commerce d'espèces sauvages des informations concernant tout commerce susceptible de porter atteinte à l'environnement et en proposant des solutions pour contrecarrer une telle évolution

La législation est indispensable pour contrôler le commerce d'espèces sauvages mais pour y parvenir, les lois doivent être comprises, acceptées et pratiques à appliquer pour le plus grand nombre.

Le programme de TRAFFIC fonctionne en grande partie à travers une étroite collaboration avec les législateurs, les forces de l'ordre et le pouvoir judiciaire pour assurer une mise en œuvre de lois adaptées et pleinement comprises par les forces de l'ordre ainsi que des sanctions appropriées pour toute transgression.

Enrayer le déclin de la biodiversité : Vers un commerce d'espèces sauvages respectant le principe de développement durable en Amérique centrale (PDF, 700 KB) Un document de synthèse s'adressant aux décideurs au sujet de l'impact du commerce d'espèces sauvages entre l'UE et l'Amérique centrale.